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Data gueule, vers une surveillance généralisée !

La surveillance du web et boîtes noires

Data gueule, privés de vie privée !

Difficile de comprendre ce qui se joue derrière des textes de lois, des contraintes chez les hébergeurs et plein de nouvelles obligations quand à la production et à la surveillance des données. Pour comprendre les enjeux de telles menaces, il faut bien comprendre le fonctionnement d’Internet !

Internet a une mémoire sans fin

C’est le principe mécanique dirons-nous pour l’image, qui fait qu’Internet n’oublie rien. Souvenez-vous du débat sur la possibilité de supprimer des données auprès de Google. Un non sens en soi, car l’Union Européenne a ainsi réclamé la possibilité que des contenus gênants soient retirés des pages de résultats de Google. Mais les contenus restent accessibles par d’autres moyens : Bing, Yandex, Yahoo, tous les autres moteurs de recherche…

Il y a toujours un formulaire de demande… Sachez que chaque demande devra être justifiée, examinée par des sages, etc.

Consulter les archives d’Internet

Sans oublier, qu’il existe une copie de l’Internet qui propose de revoir, de retrouver des contenus qui ont disparu. Souvenez-vous l’été dernier, cette blogueuse accusée de porter atteinte à un restaurateur. Elle a été obligée de supprimer les contenus de son site mais en fait, une copie de son site est toujours accessible sur archive.org et pour ce pauvre restaurateur qui a oublié d’attaquer Google devant la justice, googliser son nom ne fait que confirmer les propos de la blogueuse.

Les avis de Google, plus sévère qu'un blogOn notera tout de même une tendance, cela coûte de plus en plus en cher aux blogueurs, à chaque plainte devant les tribunaux, les blogueurs semblent de moins en moins protégés… Même pour des histoires sans intérêt.

Une loi sur l’exception numérique

L’équipe de Data gueule résume bien la situation, il faut éviter que l’exception devienne la règle. Au nom d’un contexte socio-politique particulier, l’idée est de généraliser la surveillance afin d’être sûr que rien n’échappe à la police.

Collectons plutôt trop d’informations que pas assez !

Comme le petit film nous le montre, surveiller 1 personne jusqu’à 3 niveaux de relation, c’est potentiellement surveiller des millions de personnes : 1984, ça vous parle…
Evidemment, certains diront qu’ils n’ont rien à cacher c’est à peu près ce que l’on dit quand nos voisins se font arrêtés et qu’on ne se sent pas concerné. La France de Vichy a connu cela par le passé.
Tous en prison pour être tous protégés, on a envie de mieux comme idéal…

Des algorithmes qui nous écoutent en permanence

Lors des attentats de début d’année, il semblait que les services de police avaient beaucoup d’informations sur les meurtriers mais cela n’a rien empêché. Alors, ne laissons pas nos données à des personnes incapables de les gérer et surtout pas à des algorithmes qui les utiliseront certainement un jour contre nous.
Les dérives marchandes de Facebook sont un exemple alors imaginez les mêmes dérives pour un idéal coercitif quelconque… Des salariés de Michelin licenciés pour quelques échanges sur Facebook, ou autres images qui vous suivent toute votre vie, même avec les réseaux de partage éphémères, rien ne vous garantit de la destination et de la conservation des données. N’importe quelle maman geek est aujourd’hui préoccupée par les usages des données sur ses enfants sans rien pouvoir maîtriser.
Occupons-nous de notre bien être numérique nous-même, cela évitera les erreurs. Mais soyons plus vigilants ! Nous n’avons pas besoin de boîtes noires dont personne ne maîtrise l’usage et la confidentialité des données connectées.

Tous innocents vaut mieux que tous suspects !

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