Affiche de film James Bond
Lecture9.3
Virus8
8.7Overall Score

Les apparences sont parfois trompeuses mais l’actualité nous rappelle tout de même qu’au delà d’un choix de société, on est encore sur l’imposition d’un modèle par la violence.

Sexisme et cinéma

Le cas d’Adèle Haenel en est un exemple par la voix de ce directeur de casting, , Olivier Carbone. Certainement aussi bien vu dans le milieu et aussi protégé que Weinstein :

VU MES RETOURS HAËNEL VA AVOIR UNE BONNE SURPRISE TRÈS PROCHAINEMENT AVEC UNE BONNE OMERTA CARRIÈRE MORTE BIEN MÉRITÉE QUI LUI PEND AU NEZ !

Ne pas accepter, refuser, ne pas baisser sa culotte pour pouvoir travailler. Certaines personnes peuvent trouver cela étonnant, mais en fait c’est la règle qui devrait être adoptée partout. Metoo semble avoir été une expression de cette volonté de ne plus subir. Mais par bonheur pour une fois, il semblerait que l’Histoire contredise quelques peu les bonnes intentions de cet homme influent :

Adèle Haenel a signé avec CAA, la plus grosse agence d’artistes d’Hollywood

Source : Libération

Au cinéma on aime les histoires qui finissent bien, le cas d’Adèle Haenel en est une belle illustration !

Le sexisme une affaire d’hommes

Face à un monde aussi rétrograde, réactionnaire, il existe quelques bonnes lectures pour ouvrir les yeux et essayer de comprendre. Vous aviez peut-être croiser le livre : “Une culture du viol à la Française” de Valérie Rey-Robert. La suite en quelque sorte, avec “Le sexisme une affaire d’hommes” est désormais disponible.

Quelques extraits pour bien comprendre de quoi on parle :

Le masculin, un apprentissage

Les violences patriarcales sont le produit d’un système de croyances dans lequel les hommes doivent dominer. La masculinité est partout liée au pouvoir et au contrôle ; les garçons l’apprennent dans leurs familles, par les médias, leurs copains, les jeux, le sport. Et tout en apprenant qu’il faut être fort et puissant, ils apprennent aussi que ce qui est féminin vaut moins que ce qui est masculin.

On ne naît pas homme, on le devient.

La présentation du livre par les Editions Libertalia :

C’est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert analyse la construction du genre. Selon elle, le principal problème des violences faites aux femmes est la virilité. Elle nous invite à nous questionner sur la socialisation des garçons et des filles, sur la masculinité et sa violence inhérente, sur nos stéréotypes de genre. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu’ils cessent de se tuer entre eux, qu’ils cessent de s’automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d’éducation. Une problématique qui nous engage toutes et tous.

De bonnes lectures en attendant la fin du virus

Voilà une occasion de reprendre une vraie vie, se consacrer à l’essentiel. Prendre le temps de ne rien faire, lire et découvrir et redécouvrir tous les livres que l’on s’est dit que l’on lira un jour. Le jour est là. A vos lectures.

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