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Réforme des retraites, plus de misère
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Cette réforme des retraites avec deux mois de grève semble acceptée et validée par le gouvernement alors que la réalité est un peu plus complexe. Voyons dans le détail les derniers rebondissements.

Réponse du Conseil d’Etat sur la réforme des retraites

Le Conseil d’Etat met en évidence le caractère bâclé de l’affaire s’agissant de la transformation d’un élément central du modèle social français. Et en particulier :

  • l’absence d’éléments chiffrés stables
  • confirmée par l’étude d’impact qui indique un âge pivot (ou d’équilibre) à 65 ans et une décote possiblement plus importante
  • la masse des ordonnances sur tous les éléments qui concernent la transition pour les personnes actuellement au travail et dont la retraite sera transformée dans le nouveau système

L’avis du Conseil d’Etat stipule également que « Le projet de loi ne crée pas un “régime universel de retraite” qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d’une population éligible unique, de règles uniformes et d’une caisse unique ».

Voici quelques points qui nécessitent d’être expliqués sur les vraies et fausses motivations pour reformer les retraites :

Le système de retraite français n’est pas systématiquement  déficitaire

Deficit et raport du COR

Les origines du déficit des retraites selon Attac suite au rapport du COR :

Le gouvernement a demandé au COR de publier une nouvelle prévision du régime de retraites allant jusqu’en 2030, peu de temps donc après la projection de juin, qui allait jusqu’en 2070. Son objectif est clair : il s’agit de montrer que le système est déficitaire et donc qu’il faut des mesures de correction avant 2025, date envisagée de mise en place de la retraite par points, « pour redresser l’équilibre financier du régime ».

4,5 milliards de perte pour le financement des retraites

Il y aurait la possibilité de financer différemment les retraites toujours selon Attac

Nous l’avons montré, il n’y a pas de problème structurel de financement en 2025 avec les hypothèses faites en matière de dépenses. Ceci ne nous empêche pas de considérer que la baisse relative des retraites par rapport aux salaires n’est pas souhaitable ; il faudrait donc consacrer en 2025 11 milliards de plus au système des retraites, ce qui serait finançable si effectivement le taux de cotisation retraite était augmenté de 0,2 point chaque année, soit de 1,1 point en 2025.

Les économistes jugent cette réforme comme étant dangeruse

Du côté des économistes atterrés, on a du mal à trouver des points positifs dans cette réforme…

Le système des retraites serait étatisé et centralisé. L’autonomie des régimes complémentaires disparaît complètement. Le projet marque un recul de la démocratie sociale.

Le nouveau régime ne versera pas de pensions avant 2037. Le système actuel versera la totalité des pensions jusqu’à cette date (et continuera à en verser au moins jusqu’en 2065, puisque ceux qui auront une retraite 100% régime universel auront commencé à travailler en 2022). Or le ratio démographique devrait augmenter fortement jusqu’en 2037 et ralentir ensuite, de sorte que c’est dans le système actuel que l’essentiel de l’ajustement devra être fait.

Malgré toutes ces analyses, le projet semble justifié et indépassable. On joue sur la peur du lendemain et tant pis pour les femmes ou pour nos enfants qui hériteront d’une planète pourrie et d’un système de retraite universel qui privilégie les forts revenus. souvenez-vous de la présentation du rapport avec les études de cas, seules les femmes gagnant plus de 4300€ étaient gagnantes !

Source : Merci à Solidaires Informatique pour la revue de presse et l’analyse

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